Comment évoquer l'histoire des industries techniques françaises du cinéma en évitant les termes "chaos", "fiasco", "gâchis" et "bêtise" ? Difficile. Ces mots fâcheux qualifient assez le sort réservé aux laboratoires français avec la fermeture de LTC qui jette à la rue 115 salariés. Personnage incontournable de ce drame, Tarak Ben Ammar, le propriétaire de LTC, déplore, quant à lui, l'attitude à son égard des producteurs de films et des autorités publiques. De fait, le concurrent Éclair se trouve aujourd'hui en situation de monopole sur le sol français. Ben Ammar évincé ? Pas tout à fait. L'homme d'affaires était certes majoritaire dans LTC, via son groupe Quinta Communications, mais il possède également 43 % d'Éclair, son concurrent.
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