19 Mai 2012
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Contre la suppression du Master 2 Pro "Cinéma Télévision Nouveaux médias" de Paris 1 Sorbonne
Une formation supprimée malgré 95% d’embauche…
Lancé en 2006 à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le Master 2 Pro « Cinéma -Télévision- Nouveaux médias » va être supprimé à la rentrée 2010. Il forme les cadres du cinéma et de l’audiovisuel. Il est soutenu par 70 entreprises du secteur dont TF1, Orange, NRJ, M6, France Télévisions, Lagardère Active, UGC, Universal, Canal+, etc,. L’an dernier, 220 candidats se bousculaient pour y entrer. Ce Master, dont le taux d’insertion professionnelle est de 95%, est la première victime d’une dérive de l’autonomie des universités. Au prétexte que le projet pédagogique de ce master artistique inscrit dans les sciences humaines et sociales recouperait celui d’une autre discipline, il a été décidé de supprimer purement et simplement cette formation pourtant couronnée de succès en moins de quatre ans. Il apparaît aujourd’hui que le « crime » profite à une formation juridique. Curieusement le président de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Jean-Claude Colliard, ancien directeur de cabinet du président de la République François Mitterand, est lui même juriste. Il a voté la suppression de ce master de sciences humaines et sociales contre lequel militait l’ancien vice-président de l’université, lui aussi juriste. Cette décision est grave : elle montre que lorsqu’une formation à dominante artistique en sciences humaines et sociales trouve son public et satisfait aux attentes naturelles de débouchés pour les étudiants, d’autres disciplines s’emploient à la torpiller, avec le soutien actif de la présidence. Pour mémoire, ni le directeur du Master François Garçon, ni l’équipe enseignante, ni les étudiants concernés, tous victimes de cette décision de suppression, n’ont jamais été reçus par la présidence, en dépit de leurs nombreuses sollicitations. Manifestement, l’esprit d’équité a été bafoué, tout comme le simple bon sens qui aurait voulu qu’une formation d’excellence, fondée sur un partenariat fort avec les entreprises et qui favorise l’insertion professionnelle des étudiants, soit pérennisée. Doit-on comprendre que la suppression serait liée à cette trop grande proximité ? La nouvelle loi sur l’autonomie des universités vise aussi à favoriser l’insertion professionnelle. Si comme l’annonçait Jean-Claude Colliard « Que nos étudiants se rassurent, les diplômes de 2009, en ce qui nous concerne, ne seront pas dévalués ! », on peut dire que l’objectif proclamé est clairement trahi. Sa décision partisane vise à supprimer de la carte des diplômes un réseau de plus de 80 étudiants, tous actifs dans le monde des médias. Ce juriste a-t-il bien pris la mesure du préjudice que sa décision fait subir à tous les diplômés qui risquent de ne jamais pouvoir valoriser leur diplôme ? La gouvernance sans concertation et le favoritisme cynique sont-ils l’avenir de l’autonomie des universités françaises ? Signé : les étudiants du Master 2 professionnel Cinéma Télévision Nouveaux Médias UFR 03 Art et Archéologie, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
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