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19 Mai 2012


Pourquoi Hollywood tourne en boucle

Avec la crise, la capitale du 7e art a délaissé la qualité pour se concentrer sur les blockbusters. Si, artistiquement, le cinéma américain s'appauvrit, financièrement, il s'enrichit grâce à ces productions standardisées. Au moment où s'ouvre le Festival de Deauville, L'Express a mené l'enquête dans une usine à rêves en pleine mutation.



Kate Winslet lors de la 82ème Academy Awards à Hollywood en mars 2010 (Reuters)
Kate Winslet lors de la 82ème Academy Awards à Hollywood en mars 2010 (Reuters)
Hollywood, 2011. Plus que jamais, la capitale du cinéma domine le 7e art mondial. Harry Potter a enfin vaincu Voldemort et la terre entière applaudit, Angelina Jolie est ambassadrice du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et les magazines people s'en régalent, la Russie et la Chine ouvrent leurs marchés et les films américains s'installent en tête de gondole - en 2010, 67 % des recettes de l'industrie hollywoodienne ont été réalisées à l'étranger.

Cette suprématie est le fruit, encore et toujours, du fameux studio system, qui a vu le jour il y a près de cent ans. Mais c'est un système qui s'est profondément métamorphosé. Les studios appartiennent aujourd'hui à de gros consortiums et, pour eux, le film, simple produit de consommation, est l'équivalent d'une marque. La récente crise économique a intensifié cette vision purement commerciale du cinéma. Mis à part quelques longs-métrages de prestige destinés à gagner des oscars, Hollywood ne produit quasiment plus d'oeuvres pour le public adulte. A l'occasion du Festival du cinéma américain de Deauville (du 2 au 11 septembre), L'Express se pose donc des questions sur l'état d'un 7e art en pleine mutation. Et y répond.

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