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21 Novembre 2008
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Qui finance le cinéma en France ? (20minutes.fr)par Sandrine Cochard
Plus de publicité sur les chaînes de France Télévisions = moins de cinéma français? L’Association des producteurs de cinéma (APC ) a adressé, mardi, une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy pour demander des garanties sur le maintien du rôle du groupe audiovisuel dans le financement du cinéma français.
Enjeu Car France Télévisions est l’un des principaux contributeurs du 7e art. Il a notamment participé aux films «Entre les murs», Palme d'or à Cannes en 2008, «La graine et le mulet» ou encore «Amélie Poulain». «Pour le cinéma, France Télévisions c'est plus de 50 millions d'euros de financement par an qui bénéficient à 60 films français sur 180, soit un tiers du cinéma français, explique Frédéric Goldsmith, délégué général de l'APC. Cela représente un investissement moyen de 800.000 euros par film aidé, sur un budget moyen de 4 à 5 millions d'euros par film. En clair, entre 1/5 et 1/6 du budget total d'un film est financé par France Télévisions.» Le manque à gagner est donc considérable et «ne sera pas compensé par l'arrivée d'Orange dans le cinéma », selon Frédéric Goldsmith. Un enjeu qui pourrait fragiliser un peu plus le montage financier d'un film, déjà complexe. Explications. Les principales sources de financement La première source de financement est celle des «producteurs»: ce sont des sociétés de productions, des chaînes de télévision (Arte France Cinéma, France 2 Cinéma, France 3 Cinéma, M6 Films, StudioCanal, TF1 Films Production) et, tout récemment, l’opérateur France Télécom via «Studio 37-Orange ». Il s’agit des «fonds propres» qui peuvent être en numéraire ou en nature (matériel par exemple). Ils représentaient un peu plus du quart du financement de la production d’un film en 2006. Cette même année, «les producteurs français ont contribué pour près de 275 millions d’euros au financement des films à majorité française», note ainsi Unifrance dans un rapport présenté lors du 5e Rendez-vous franco-allemand du cinéma, en novembre 2007, à Versailles. Viennent ensuite les fonds des chaînes de télévision, sous la forme de préachat des droits de diffusion, qui représentent environ un quart du financement (à distinguer de la coproduction via la filiale cinéma des chaînes). Enfin, d’autres acteurs peuvent participer au financement d’un film: les Sociétés pour le financement de l'industrie cinématographique et audiovisuelle (Sofica, qui permettent aux contributeurs des réduire leurs impôts; le soutien sélectif qui consiste en une avance sur recette de films choisis (ces aides sont attribuées en fonction du scénario, donc de la «bankabilité» d’un projet); et les banques. C’est là qu’intervient l'Institut pour le Financement du Cinéma et des Industries Culturelles (IFCIC. Détenu à 49% par l’Etat, il a pour mission de contribuer au développement des industries culturelles, en leur facilitant l'accès au financement bancaire. En clair, il s’agit d’un médiateur offrant aux banques une garantie financière en cas de défaillance de l'entreprise. Le rôle de l'Etat Autre point important au financement: le soutien automatique investi. Chaque film qui reçoit l’agrément du Centre national de la cinématographie (CNC peut bénéficier de fonds issus du compte de soutien. Il est alimenté, entre autres, par trois taxes sur les diffuseurs télévisuels, sur les billets de cinéma et sur les éditeurs vidéo. Les régions et les pays étrangers participent également au financement d’un film, lors d’une coproduction, comme pour «Les Ch’tis» (la région Nord-Pas-de-Calais) ou « Les poupées russes» (le Royaume-Uni). La création d’un film suppose un suivi au long court, allant de l’écriture du scénario jusqu’à la diffusion du film en salle (appelée «exploitation»). Le CNC propose différentes aides en fonction de ces étapes, auxquelles s’ajoutent les incontournables phases de postproduction (montage et mixage du film, effets spéciaux…) et de distribution. Le ministère de la Culture répertorie les multiples aides existant en France. Nouveau commentaire :
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