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10 Février 2012


Vous rêvez de vous payer un film ? Investissez dans les soficas

Par Emmanuel Gentilhomme



Vous rêvez de vous payer un film ? Investissez dans les soficas
La France produit de plus en plus de films. Selon le Centre national de la Cinématographie (CNC), 187 films classés comme "français" ou "d’initiative française" ont été produits en 2005.

Ce chiffre, qui ne cesse de grimper, constitue de surcroît un record. En incluant les co-productions européennes, le CNC a agréé 240 films en 2005 ; 930 millions d’euros (M€) de capitaux français s’y sont investis, ainsi que 350 M€ de capitaux étrangers. Le film français se concentre : en 1998, moins du tiers des films coûtaient plus de 10 M€, contre 45% en 2005.

En face, les salles obscures nationales ont enregistré plus de 181 millions d’entrées entre novembre 2006 et novembre 2007, dont 38,4% pour des films français : 5,7% par rapport à la période précédente quand la part de marché des films américains passe de 44,2% à 48,7%. Bref, l’industrie française du cinéma a fait de grands progrès, mais reste encore fragile par rapport au mastodonte US.

Heureusement, elle présente aujourd’hui une situation financière attractive. Le cinéma français offre une opportunité intéressante de diversification, de surcroît défiscalisante. Avez-vous entendu parler des Sociétés pour le financement du cinéma et de l’audiovisuel (Sofica) ?

On en distingue deux catégories.

les Soficas "à capital garanti" : face aux balbutiements du cinéma français, cette formule a été créée afin de limiter les pertes en capital. Ces Soficas garantissent le remboursement in fine d’entre 75% à 85% des sommes investies, en contrepartie d’une détention portée à 8 ans. Mais une telle durée réduit mécaniquement le rendement de l’avantage fiscal et augmente les frais de gestion de 3 années, sans compter le coût de la garantie.

les Soficas "classiques", sur une durée de 5 ans, nous semblent plus adaptées aujourd’hui. L’industrie française du cinéma a gagné en maturité, réduisant considérablement le risque de perte en capital. En outre, une durée de 5 ans est plus adaptée au cycle de production d’un film.

Retrouvez l'article original paru le 24 juillet 2008 sur le site Money Week

L'auteur :

Emmanuel Gentilhomme a collaboré à plusieurs reprises avec le Journal des Finances et la Société Générale. Il suit de près les marchés boursiers européens et étrangers, mais s’intéresse également à la macroéconomie et à tous les domaines de l’investissement. Il collabore régulièrement à l'Edito Matières Premières.

A lire aussi, du même auteur : Comment profiter des nouvelles Soficas ?



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